Mohair / Angora : tableau comparatif
Sur une étiquette, mohair veut dire chèvre et angora veut dire lapin. L’angora est la plus fine des deux fibres ; le mohair, brillant, est plus résistant à la traction que le mérinos selon le DNFI. Si les conditions d’élevage comptent pour vous, lisez ce que le DNFI décrit de celui du lapin angora.
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Comparatif
Mohair ou angora : quelle différence sur un pull ?
Selon le critère, l’avantage peut passer d’une option à l’autre : c’est votre usage qui désigne la ligne décisive, et les autres lignes servent à confirmer.
| Critère | Mohair | Angora |
|---|---|---|
| Animal Le règlement européen nomme mohair le poil de la chèvre angora, angora celui du lapin. | Chèvre angora (DNFI) | Lapin angora (DNFI) |
| Diamètre de la fibre L’angora est la plus fine des deux ; un mohair de jeune chèvre reste plus fin qu’un mohair d’adulte. | 23 µm à la première tonte, jusqu’à 38 µm chez l’animal âgé (DNFI) | 14 à 16 µm (DNFI) |
| Toucher et aspect Le mohair se reconnaît à son éclat, l’angora à sa douceur. | Écailles plus fines que la laine, surface lisse qui renvoie la lumière (DNFI) | Fibre creuse, écailles de faible relief, très douce (DNFI) |
| Récolte Le DNFI décrit un élevage intensif du lapin angora, en clapiers, souvent dans la pénombre. | Tonte deux fois par an, 3 à 5 kg par chèvre en Turquie (DNFI) | Poils prélevés environ tous les trois mois, jusqu’à 1,5 kg par an (DNFI) |
| Production mondiale Deux fibres rares, estimées par la FAO en 2009 et le DNFI en 2020. | Environ 5 000 tonnes par an (DNFI) | 2 500 à 3 000 tonnes par an (DNFI) |
Mohair / Angora : ce que chaque source permet d’affirmer
Derrière chaque ligne du comparatif, il y a un texte publié : voici ce qu’établissent ces textes, et ce qu’ils laissent de côté.
Mohair et angora viennent de deux animaux différents, et c’est le mot angora qui entretient la confusion : la chèvre angora donne le mohair, le lapin angora donne l’angora. Le règlement européen sur les dénominations des fibres textiles classe les deux parmi les poils fins, aux côtés du cachemire et de l’alpaga, et une étiquette ne peut employer ces noms que pour les poils de l’animal correspondant.
Les chiffres du tableau viennent du DNFI, un réseau de personnes et d’organisations qui partagent des informations sur les fibres naturelles : un mohair de 23 à 38 µm selon l’âge de l’animal, plus résistant à la traction que le mérinos, et un angora de 14 à 16 µm, fibre creuse très douce, produit à 90 % en Chine. Les volumes sont des estimations FAO 2009 et DNFI 2020 : ils donnent un ordre de grandeur, pas la récolte de l’année.
Si l’une de ces fibres est mélangée à d’autres, l’étiquette de composition doit en donner le pourcentage en poids, comme pour toute fibre.
Conseil
Mohair / Angora : comment trancher ?
Quand une fiche produit donne un chiffre (composition en pourcentages, finesse en microns, température sur l’étiquette, mesure en centimètres), comparez-le à la ligne correspondante : un chiffre écrit départage mieux qu’un nom.
Comment ce guide choisit ses sources, et ce qu’il ne vérifie pasUne source qui défend sa propre fibre ou son propre produit donne souvent des chiffres exacts et une lecture favorable : quand une filière est citée, regardez qui parle avant de conclure.
Le lavage, le détachage et le rangement d’un pull de Noël ont leurs propres guides, réunis dans la rubrique entretien et usage.